{"id":168,"date":"2021-01-28T09:17:17","date_gmt":"2021-01-28T08:17:17","guid":{"rendered":"http:\/\/lepap.eu\/?p=168"},"modified":"2024-12-10T15:40:31","modified_gmt":"2024-12-10T14:40:31","slug":"coup-de-coeur-larabe-du-futur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lepap.eu\/?p=168","title":{"rendered":"Coup de C\u0153ur : L&rsquo;arabe du futur"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap has-black-color has-text-color\"><strong><span class=\"has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color\">L<\/span>e tome cinq de la s\u00e9rie de bande dessin\u00e9e \u00ab&nbsp;<em>L\u2019arabe du futur<\/em>&nbsp;\u00bb de Riad Sattouf, est sorti cette fin d\u2019ann\u00e9e 2020. Le Pap&rsquo; vous donne son avis.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bande dessin\u00e9e autobiographique en 5 tomes, <em>l\u2019Arabe du futur<\/em> raconte la jeunesse de son cr\u00e9ateur Riad, n\u00e9 d\u2019une m\u00e8re fran\u00e7aise et d\u2019un p\u00e8re syrien. Entre la Libye, sous le r\u00e9gime de Kadhafi, puis dans la Syrie d&rsquo;Hafez-al-Assad dans le village natal de son p\u00e8re, Ter Maaleh, et enfin en France, en Bretagne, Riad Sattouf \u00e9volue dans un milieu pour le moins tr\u00e8s traditionnel, \u00e9tourdi par les propos conservateurs de son p\u00e8re, mais \u00e9galement de sa famille maternelle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A sa sortie en 2014, la BD conna\u00eet un large succ\u00e8s, notamment aupr\u00e8s de la diaspora syrienne, et remporte divers prix, comme le prestigieux Fauve d\u2019or d\u2019Angoul\u00eame.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A travers un graphisme simple, Riad Sattouf nous plonge dans ses souvenirs, les odeurs, les couleurs de son enfance. La plupart d\u2019entre eux sont en lien avec son p\u00e8re, qui incarne presque le r\u00f4le d\u2019antagoniste, toujours \u00e0 la recherche constante de la r\u00e9ussite et de la fortune. Il \u00e9l\u00e8ve son fils dans le culte des grands dictateurs du monde oriental, ce qui tranche brutalement avec l\u2019image de Riad enfant, un petit blondinet, la bouche en forme de c\u0153ur, qui a du mal \u00e0 s\u2019habituer \u00e0 l\u2019environnement dans lequel il a atterri&nbsp;: les m\u0153urs conservatrices et religieuses de la famille de son p\u00e8re, les traditions parfois brutales de la vie rurale syrienne, la difficult\u00e9 de son int\u00e9gration avec les autres enfants, notamment due \u00e0 la blondeur de ses cheveux (qui est un v\u00e9ritable outil sc\u00e9naristique).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le travail graphique de l\u2019auteur est \u00e9galement tr\u00e8s int\u00e9ressant&nbsp;: un style simple et \u00e9pur\u00e9, qui \u00e9pouse la vision tendre et enfantine du h\u00e9ros. A c\u00f4t\u00e9 de cela, un jeu des couleurs est mis en place, en fonction des pays visit\u00e9s&nbsp;: le jaune pour la Libye, le rose pour la Syrie et le bleu pour la France. Ces diff\u00e9rentes couleurs, en plus de traduire une diff\u00e9rence des lieux g\u00e9ographiques et des p\u00e9riodes de la vie de la famille, met en valeur les contrastes culturels entre les nations, notamment entre le moyen Orient et la France&nbsp;: contraste entre les \u00e9coles, les grandes surfaces, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la nourriture, la diff\u00e9rence des m\u0153urs\u2026 et donc les diff\u00e9rents clivages qu\u2019a v\u00e9cu le h\u00e9ros, un jeune enfant, puis un adolescent, au cours de sa jeunesse.&nbsp; Les sc\u00e8nes issues de son imagination ou celles d\u2019une tr\u00e8s grande violence, sont en rouge et&nbsp; noir. Ce r\u00e9cit est effectivement marqu\u00e9 par une grande brutalit\u00e9, celle physique, par les hommes de sa famille, ses cousins, et de ses enseignants, mais \u00e9galement celle souvent psychologique exerc\u00e9e par son p\u00e8re, obs\u00e9d\u00e9 par l\u2019id\u00e9e de faire de son fils un homme arabe viril et moderne&nbsp;: l\u2019Arabe du futur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>L&rsquo;arabe du futur 5 est disponible au CDI<\/em> <em>&#8211; cr\u00e9dits photo : Mme Durand<\/em> <em>&#8211; CDI Lyc\u00e9e pape Cl\u00e9ment<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<span class=\"has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color\">.<\/span>K<span class=\"has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color\">.<\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Premier coup de c\u0153ur de la r\u00e9daction !<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":191,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[40,22,7],"tags":[],"class_list":["post-168","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-coup-de-coeur","category-culture"],"views":308,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/168","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=168"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/168\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":192,"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/168\/revisions\/192"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/191"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=168"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=168"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lepap.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=168"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}