Crédit Photo : pixabay.com

Célia Daulon, élève de terminale au lycée Pape Clément, a participé cette année au concours de nouvelle de l’AMOPA, Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques. Dans la catégorie « Plaisir d’écrire », elle a remporté le prix régional 2021 de la jeune nouvelle. 

Dans ce qu’elle conte, elle évoque les thèmes du deuil et de la peine de mort aux Etats-Unis. C’est l’histoire de deux frères hantés par les regrets et confrontés à une douloureuse réalité, une crise familiale qui se déroule au cœur des années 60.

Curieux, le Pap’ a interrogé la lauréate pour savoir comment elle a participé au concours, ce qui l’a inspiré pour écrire son histoire et quelle a été sa réaction à la vue des résultats. Interview.

Le Pap’ : Comment as-tu entendu parler du concours et en quoi consiste-t-il ?

Célia : Je n’en avais jamais entendu parler avant que mon prof d’histoire ait proposé à ma classe d’y participer en début d’année. Il existe différents concours en fonction des matières que nous étudions au lycée comme la géographie, les maths et l’histoire. 

C’est le concours « Plaisir d’écrire » qui m’a intéressé, dans lequel il y a plusieurs catégories : le prix de la jeune nouvelle (celui auquel j’ai participé), le prix d’expression écrite et le prix de poésie. Aucun thème n’était imposé pour le concours de nouvelle, c’était le cas uniquement pour celui d’expression écrite. Les seules règles à respecter étaient de rédiger cinq pages maximum en caractère 12.

L.P : De quoi t’es-tu inspirée pour écrire ton histoire ? Qu’est ce qui t’a menée à aborder le sujet de la peine de mort dans les années 60/70 et pourquoi parler de deux frères ?

Célia : L’idée de la peine de mort m’est venue assez naturellement car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup. Personnellement je suis contre et ça m’a toujours paru normal, mais quand j’en ai discuté avec d’autres personnes je me suis rendue compte qu’ils avaient un avis totalement opposé au mien. Je ne les comprenais pas vraiment et c’est pourquoi j’ai décidé d’en parler. Je voulais exposer mon point de vue.

J’avais aussi envie d’écrire sur deux jumeaux et d’en faire mourir un. La peine de mort pouvait donc être une cause intéressante. Pour l’époque, j’ai choisi les années 60 car c’est ma période préférée de l’Histoire. Mais surtout, je me suis rendue compte que ça collait parfaitement avec les dates de la peine de mort et de l’utilisation de la chaise électrique. Je me suis renseignée et j’ai vu que dans les années suivantes, on utilisait plus souvent les injections.

L.P : Depuis combien de temps écris-tu et qu’est-ce qui t’a motivée à participer à ce concours ?

Célia : Ca fait longtemps que j’écris, à peu près depuis le temps où j’ai commencé à aimer la lecture parce qu’avant je n’aimais pas ça du tout ! Mais en réalité je n’ai jamais réussi à finir un projet, j’ai toujours écrit cinq chapitres maximum dans chacun d’entre eux. 

Du coup j’ai pensé que ça pouvait être une bonne idée de finir quelque chose pour une fois. Je me suis dis que j’allais tenter le coup, l’envoyer et puis que si ça n’aboutissait pas je serais quand même contente de moi, d’avoir essayé.

Écrire, Notes, Boule De Papier, Bureau
De nombreuses relectures sont nécessaires avant d’obtenir le texte définitif. crédits photos : pixabay.com

L.P : Combien de temps as-tu passé à rédiger la nouvelle ?

Célia : Alors pour faire le premier jet j’ai mis deux jours. Et ensuite je l’ai fait lire à des amis et à mon professeur de littérature qui m’ont donné leurs avis et qui m’ont dit de changer quelques détails. Par exemple, le premier début de la nouvelle ne ressemblait pas du tout à ce qu’il est maintenant car mon professeur de littérature m’a conseillé de le changer : cette partie compte beaucoup dans une nouvelle. Donc je l’ai écouté et j’ai rajouté un petit paragraphe. Après toutes les corrections, je l’ai envoyée pour le concours, au bout d’une semaine.

L.P : Quelle a été ta réaction face aux résultats du concours ?

Célia : Alors, j’avoue que je ne m’y attendais pas du tout ! Je venais d’arriver en cours de philosophie et on m’a donné une convocation pour aller au secrétariat des élèves. Sur le coup j’ai eu un peu peur, je me suis dit « J’ai fait quoi comme bêtise ? ». Après j’y suis allée et on m’a dit : « Félicitations tu as gagné le prix régional ! ». Je me suis dit « Non, c’est pas possible ! ». Ensuite j’ai appelé ma mère et elle m’a félicitée. Au début je n’ai pas vraiment eu de réaction car pour moi, honnêtement, je n’aurais jamais pu gagner.

Peu après avoir été nommée lauréate du concours régional, Célia a été qualifiée pour les nationaux et est arrivée à l’équivalent de la troisième place. Elle a été récompensée pour s’être approchée des premiers prix.

Si la nouvelle de Célia vous intéresse, retrouvez-là ici.

Vous pourrez également dire ce que vous en pensez dans les commentaires.

Et si vous êtes vous aussi intéressés pour participer à l’un des nombreux concours proposés par l’AMOPA, vous pouvez aller jeter un coup d’œil à leur site en cliquant sur le lien qui suit.

I.A.