La voleuse de livres. Écrit par Markus Zusak. Environ 640 pages, à retrouver au CDI

Des millions de gens sont morts pendant la 2nde guerre mondiale. De quoi bien occuper la Mort, qui n’a plus de repos. 

La première fois qu’elle a vu Liesel, c’était en venant prendre son frère dans un train. Ensuite elle l’a revue, plusieurs années après, penchée sur le corps d’un pilote d’avion qui venait de se crasher. Et puis, elles se sont croisées dans la rue, Liesel seule, au milieu des cadavres qu’avait laissé un bombardement, un livre serré contre elle. La singularité du destin de cette fille, surnommée la Voleuse de livres, a suffi à attiser la curiosité de la Mort, qui décide de conter son histoire. 

Liesel s’approcha encore et je vous promets qu’à ce moment précis, nous nous sommes reconnues. 

Je te reconnais, ai-je pensé. 

Il y avait un train et un petit garçon qui toussait. Il y avait de la neige et une fillette affolée. 

Tu as grandi, mais je te reconnais. 

Elle n’a pas reculé, n’a pas tenté de lutter avec moi, mais je sais qu’elle a eu l’intuition de ma présence. A-t-elle senti mon souffle ? Pouvait-elle entendre mon maudit rythme cardiaque circulaire qui tourne en rond comme le criminel qu’il est dans ma poitrine mortelle?” Je l’ignore mais elle me connaissait. Elle m’a regardée en face, sans détourner les yeux.”

Petite note à l’intention des élèves et professeurs d’allemand : l’équipe du Pap’ se dégage de toute responsabilité quant à la diversité des insultes allemandes présentes dans ce roman.

Changer l’eau des fleurs. Écrit par Valérie Perrin. Environ 670 pages. À retrouver au CDI.

Violette Toussaint est garde-cimetière. C’est elle qui loge dans le cimetière, qui s’occupe du nettoyage des tombes, de la vente des fleurs. Les histoires des gens enterrés dans son cimetière, elle les connaît presque toutes. Pourtant garde cimetière n’était pas une de ses vocations. 

Avant le drame, elle vivait une vie agréable avec son mari et sa fille… 

Et puis le jour où un homme vient la voir pour respecter les dernières volontés de sa défunte mère, tout remonte à la surface. 

“Je m’en veux un peu d’avoir proposé au commissaire de passer chez moi, de lui avoir offert mon aide. Il frappe à la porte comme la première fois. Eliane ne bouge pas. Elle a déjà commencé sa nuit, roulée en boule dans les innombrables couvertures de son panier.

Il me sourit, me dit bonsoir. Un froid sec entre en même temps que lui. Je referme aussitôt. Je tire une chaise pour qu’il s’assoie. Il n’enlève pas son manteau. C’est bon signe. Cela veut dire qu’il ne restera pas longtemps.”

Quatre filles et quatre garçons, Écrit par Florence Hinckel, environ 570 pages, à retrouver au CDI.

Quatre filles et quatre garçons, c’est l’histoire d’un grand groupe d’amis, qui s’apprêtent à vivre leur dernière année de collège. Alors, pour marquer le coup et célébrer leur amitié qui prendra possiblement fin une fois arrivés au lycée, ils décident de tenir un carnet de bord de leur dernière année. A tour de rôle, à la suite de cérémonies de passation à l’apparence sectaire dans le fond du bus de la ligne 15, ils témoignent d’un mois de leur vie, de leurs premiers amours, doutes et engagements.  

“J’ai regardé le gros 15 inscrit sur l’écran lumineux qui surmontait le pare-brise de l’autobus. Je me suis aperçue que c’était dans cette direction que nous allions tous les huit. Fifteen. Vers nos quinze ans.”

Le Roi se meurt. Écrit par Eugène Ionesco, environ 208 pages. A retrouver au CDI ou regarder la captation sur Cyrano Éducation, accessible depuis le médiacentre et/ou Esidoc. 

Un royaume tombe en ruine, les plantes meurent lentement, la population vieillit, il n’y a plus d’armée, le soleil n’obéit plus, le Roi est malade, il a perdu tout contrôle sur les êtres et les choses et l’espace semble se rétrécir autour de lui. C’est dans cet univers apocalyptique que nous plonge Eugène Ionesco, dans sa pièce de théâtre Le Roi se meurt. Le Roi Bérenger va mourir dans 1h30 environ, à la fin du spectacle. Il est temps, lui qui a vécu, insouciant, des centaines d’années. A ses côtés, les reines Marguerite et Marie, ses épouses, le Médecin (également bourreau et astrologue à ses heures perdues), Juliette une femme de ménage, et un Garde.

Le Roi  Je veux du pot-au-feu.

Le médecin Ce n’est pas recommandé pour la santé des mourants.

Marie C’est peut-être son dernier désir.

Marguerite Il faut qu’il s’en détache.

Le Roi, rêveur Le bouillon… les pommes de terre chaudes…les carottes bien cuites.

Juliette Il fait encore des jeux de mots.

Le Roi, avec fatigue Je n’avais jamais remarqué que les carottes étaient si belles (À Juliette) Va vite tuer les deux araignées de la chambre à coucher. Je ne veux pas qu’elles me survivent. Non, ne les tue pas. Elles ont peut-être quelque chose de moi…il est mort le pot-au-feu…disparu de l’univers. Il n’y a jamais eu de pot-au-feu. 

Le Garde, annonçant Pot-au-feu défendu sur l’ensemble du territoire.”

L. P.