Aujourd’hui notre poète, s’exprime sur celle qui garde nos secrets et nos non-dits, celle pour qui tant d’artiste ont souhaités peindre, écrire ou chanté, celle qui fait peur au petits et émerveille les grands…. la nuit
Ô nuit
Ô toi, nuit étoilée, velours du firmament,
Tu déploies en silence ton manteau scintillant,
Chaque astre est un soupir, une braise éternelle,
Qui murmure aux rêveurs une histoire intemporelle.
Les ombres dansent, lentes, au rythme du mystère,
Et la lune en croissant veille, douce et solitaire,
Elle peint sur les toits des reflets argentés,
Comme un poème ancien que le ciel a chanté.
Ô nuit, confidente des âmes égarées,
Tu recueilles les pleurs que le jour a cachés,
Dans ton calme profond, les cœurs trouvent refuge,
Et les peines s’effacent dans ton obscur déluge.
Mais toi, nuit fidèle, tu m’écoutes en patience,
Chaque soir, mon cœur parle en pudique silence,
Poète sans éclat, j’épanche mes pensées,
Dans ton vaste écrin d’ombres et d’étoiles bercées.
Je te confie mes mots que nul n’entend ici,
Mes rêves égarés, mes doutes, mes envies,
Et toi, douce gardienne aux reflets éternels,
Tu accueilles tout cela d’un calme irréel.
Alors je te remercie, d’une âme sincère,
Pour ton écoute pure, ton mystère qui éclaire,
Car grâce à ton silence, à ta tendre clarté,
Je garde au fond de moi une vive lumière.
Les étoiles, éclats d’un espoir infini,
Tracent des chemins d’or pour l’esprit qui s’enfuit,
Et dans ce noir vivant, vibrant d’harmonie pure,
Naît la douce clarté d’une invisible écriture.
Reste encore, ô nuit, suspendue à nos songes,
Car l’aube est un voleur qui trop vite te ronge,
Et dans ton infinie et fragile beauté,
Se cache l’éternel… que l’on n’ose nommer.
T. J.
